L’oiseau vannetais de L7m

L’oiseau vannetais de L7m

L’art prend la rue

Dans un objectif de promotion de l’art urbain, les élèves de 4ème du collège Jules Simon à Vannes, en collaboration avec la toute jeune association « L’Art prend la rue », ont choisi ensemble, de faire appel à un graffeur pour réaliser une gigantesque fresque sur un des murs de l’établissement. Parmi les onze artistes retenus par les élèves et leurs professeurs d’art et de français, c’est le street artiste L7m et ses magnifiques peintures d’oiseaux qui ont le plus retenu leur attention. Cette initiative aspire à créer une connexion entre le citoyen et la société.

Présent entre le 18 et le 23 mars 2017, l’artiste a réalisé un magnifique passereau, aux couleurs de l’arc-en-ciel, sur un mur de 12 mètres de hauteur.

Si vous vous promenez dans les rues vannetaises, vous aurez l’occasion de découvrir ce drôle d’oiseau, boulevard de la Paix en face du commissariat.

 

Luis Seven Martins

Plus connu sous le nom de L7m, ce street artiste brésilien est né en 1988 près de São Polo. Passionné d’art depuis son enfance, le grapheur indépendant se lance dans le graffiti à l’âge de treize ans. Peu à peu, il va s’essayer à plusieurs techniques avant de créer une approche unique où se mêlent l’encre de Chine, le pastel, le latex ou encore l’acrylique.

Cela fait maintenant huit ans que l’artiste vit de son travail. Il réalise principalement des portraits, des peintures abstraites et de gigantesques oiseaux. Vandalisme ou non, à Barcelone, Lisbonne ou Londres, son art expérimental investit les rues et donnent vie aux murs.

Les oiseaux de L7m

Comme perchés sur leurs branches, les oiseaux de L7m se sont posés aux quatre coins du globe. Serpentaires, paons, aras… Ces volatiles exotiques sont au cœur de son univers.

C’est entre hyperréalisme et abstraction que l’artiste donne vie à ses créatures de plume. Chacune de ses peintures mélange formes géométriques et lignes obscures. Ses œuvres, marquées par une explosion de couleurs audacieuses mêlées à des couleurs plus sombres, suscitent un sentiment de contradiction chez le spectateur. C’est le cocktail parfait pour transmettre ses inspirations : la douleur, combinée à la beauté de la vie ; le désarroi d’une ville face à la négligence de l’environnement.

Sa parfaite maîtrise de la bombe aérosol et de l’acrylique donne à ses oiseaux une sensation de mouvement constant, et cela dans une dimension très poétique.

Victor Dubreuil, étudiant en licence 3 Information et communication