L’Opéra Garnier, joyau architectural français à préserver et à magnifier

L’Opéra Garnier, joyau architectural français à préserver et à magnifier

« L’Opéra est une vieille dame. Et une vieille dame, il faut la respecter. » Tels sont les mots d’Aurélie Dupont, directrice de la Danse de l’Opéra national de Paris, illustrant parfaitement ce que l’on ressent lorsque l’on pénètre au sein du Palais Garnier.

Ce sentiment est confirmé par la passion d’Adrien Perreau, en charge du patrimoine de ce joyau architectural, illustrant à lui seul la ville lumière. Cet homme à la culture historique délicieuse, vous accueille avec chaleur et bienveillance, dans cette maison qu’il aime comme la sienne, tant son enthousiasme est à la hauteur du génie de Charles Garnier, dont il a hérité du bureau de travail.

L’Opéra Garnier est bien plus qu’un bâtiment sublime, dédié à la culture lyrique, c’est une ruche raffinée, où chacune et chacun de ceux qui y travaillent, des étoiles aux techniciens, sont autant d’abeilles fidèles à leurs tâches et leurs devoirs.

Dans chaque recoin, au détour de chaque couloir, le temps semble s’être arrêté à une époque où la quête de l’excellence et l’esthétisme faisaient corps avec la culture française.

C’est cet esprit qu’Adrien Perreau entend bien perpétuer dans ce lieu où l’Histoire ne cesse de se rappeler à vous. En effet, le Palais Garnier, commandé par Napoléon III et achevé sous la IIIe République, est sans conteste le symbole architectural par excellence du Second Empire, du Paris haussmannien et du vent de modernité qui souffla en cette période d’industrialisation : rappelons que l’Opéra Garnier fut premier bâtiment parisien à avoir été éclairé à l’électricité…

Les symboles y sont nombreux : ceux dédiés à l’art, à l’histoire, à la mythologie et bien sûr à la musique, omniprésente jusque dans les entrailles de ce vaisseau qui, loin d’être fantôme, est plus vivant que jamais.

Cette vie prend la forme de multiples facettes : des salles de répétitions pour les étoiles ou les petits rats, en passant par le plateau où fourmillent tous les métiers de la technique, jusque dans les sous-sol, où une réserve d’eau spectaculaire et inattendue accueille des centaines de poissons, nourris quotidiennement par les pompiers de l’Opéra.

Voici un lieu chargé de vie, d’Histoire et de beauté, qu’il convient d’aimer, d’entretenir et de magnifier, afin de préserver cet écrin d’art, dédié à la danse et la musique. A l’heure où la préservation du patrimoine, contrepoids inaliénable et indispensable à la création artistique, semble avoir perdu son rang de priorité culturelle, on ne peut que se réjouir de l’existence d’hommes et de femmes qui, à l’image d’Aurélie Dupont et d’Adrien Perreau, n’hésitent pas à se battre au quotidien pour la sauvegarde d’un lieu unique qui, depuis son inauguration, le 5 janvier 1875, fait la fierté des Français et l’admiration de millions de touristes.

 

Nicolas Callegari
photos : Adrien perreau