Talents Adami Cinéma 2026: quatre courts métrages pour révéler la nouvelle génération de comédiens

Présentée pour la toute première fois lors du prestigieux Festival de Cannes, la collection Talents Adami Cinéma 2026 met à l’honneur une nouvelle génération de comédiennes et comédiens à travers quatre courts métrages, chacun réalisé par une personnalité du cinéma. Louise Bourgoin, Louise Coldefy, Kévin Razy et Natacha Régnier ont développé chacun leur univers pour mettre en valeur les douze jeunes talents qu’ils ont sélectionnés, dans une série de films coproduite par l’Adami, De L’Autre Côté du Périph et Umédia, avec le soutien de France Télévision, de la Sacem et du CNC.

Dans « Volontaire », réalisé par Louise Bourgoin, on fait la connaissance de Circé, une jeune femme prise dans un étau affectif : partagée entre Abel et Vincent, c’est la découverte d’une grossesse qui vient tout faire basculer. Alors, les masques tombent et les illusions se brisent. Abel se révèle incapable d’être à la hauteur, trop irresponsable, tandis que l’amour pour Vincent s’est éteint sans qu’elle ait voulu se l’avouer. Reste une question déchirante, celle du choix : garder cet enfant ou avorter ?

À travers une magnifique esthétique artistique aux différentes lectures, le court métrage aborde avec une grande justesse des sujets profondément politiques et intimes, ceux du patriarcat, de la pression sociale qui pèse sur les corps des femmes et de la liberté de choisir. Un film qui résonne avec force dans l’époque que nous traversons.

Avec « Émoi », Louise Coldefy change radicalement de registre et nous emmène dans la légèreté touchante de l’adolescence. Zoé a tout prévu : un rendez-vous au bord du lac avec Grégory, l’occasion rêvée de se rapprocher de lui. Mais c’était sans compter Lucas, son meilleur ami, qui s’accroche comme un chewing-gum et ne lui lâche pas les baskets. Comment faire pour se débarrasser de ce boulet sans blesser personne ?

Entre amour et amitié, ce court métrage léger mais sincère capture avec justesse ces moments suspendus de la jeunesse où tout semble possible, où les pensées s’emmêlent et où les sentiments s’entrechoquent.

Kévin Razy signe « Bullshit », un film qui manie l’humour comme une arme pour dénoncer les abus du salariat et les injustices sociales. On y suit Nejma qui, après une semaine épuisante, s’apprête à quitter le bureau à 17h45. Elle a un plan : filer à toute vitesse pour retrouver sa petite sœur qui revient enfin du Canada, une soirée qu’elle attend depuis des mois. Mais son patron en a décidé autrement et lui confie une mission de dernière minute, absurde et urgente : atteindre le bureau des brevets avant sa fermeture, à 18h. Derrière des traits d’humour, le film dresse un portrait grinçant des inégalités des chances et de l’absurdité kafkaïenne du monde du travail.

Enfin, « Jean qui sème » de Natacha Régnier est sans doute le plus émouvant de la collection. Deux demi-sœurs, que tout oppose, s’introduisent par effraction dans la maison de leur père récemment décédé. Chacune est venue récupérer ce qu’elle estime lui revenir de droit mais ce qu’elles découvrent sur les lieux les confronte à une tout autre réalité.  La véritable volonté du défunt était de réparer les liens qu’il a lui-même contribué à briser. Le court métrage explore avec délicatesse les thèmes du deuil et de la sororité, et nous rappelle que parfois, les plus belles choses naissent des blessures les plus profondes.

Ces univers ont été les décors parfaits pour mettre en valeurs les douze Talents sélectionnés : Paul Beaurepaire, Antoine Pelletier et Veronika Vasilyeva Rije  dans « Volontaire », Milla Agid, Calixte Broisin-Doutaz et Thomas Gioria dans « Émoi », Elisa Ezzedine, Boubacar Kabo, Damien Marchal et Salomé Scotto dans « Bullshit » et Anastasia Andrushkevich, Tess Barthélémy et Romane Stabenrath  dans « Jean qui sème ».

Derrière ce programme se trouve l’Adami, une société qui place les artistes-interprètes au cœur de ses missions, des comédiens aux musiciens, en passant par les chanteurs, danseurs, artistes de cirque et cascadeurs… L’Adami gère leurs rémunérations secondaires pour l’exploitation de leur travail enregistré, elle finance la création, la production et la diffusion de projets dans tous les domaines artistiques, elle soutient les nouveaux talents et accompagne les artistes tout au long de leur carrière. Elle défend aussi leurs droits en France et dans le monde, avec à ce jour quarante-huit accords signés dans trente-cinq pays qui permettent aux artistes associés de percevoir des rémunérations internationales via les organismes de gestion collective étrangers.

En coproduisant cette collection de courts métrages et en offrant à ces douze jeunes comédiens une vitrine aussi prestigieuse que le Festival de Cannes, l’Adami prouve une fois de plus son engagement indispensable pour la vitalité de la création française et l’émergence des talents de demain.

Elisa Camus

adami.fr