La Maison Horus, référence française de la robinetterie haut de gamme, vient d’être honorée par la Palme d’Or de la Décoration française, remise au Palais du Luxembourg, au Sénat. Cette distinction prestigieuse souligne l’importance du travail accompli par la marque et par l’ensemble des femmes et des hommes qui, depuis plusieurs générations, participent à son rayonnement.


Au-delà d’une récompense individuelle, cette reconnaissance met en lumière un parcours collectif et une vision : celle d’une industrie française capable d’allier tradition artisanale, exigence esthétique et innovation.
Une maison emblématique du patrimoine industriel français
L’histoire d’Horus prend racine en Alsace au début des années 1960, lorsque le créateur autodidacte Gilles Nortier imagine les premières robinetteries décoratives qui donneront naissance à la marque. Dès l’origine, l’entreprise se distingue par une approche singulière mêlant sens artistique, maîtrise technique et recherche constante de qualité.
Au fil des décennies, Horus s’impose comme une signature incontournable dans l’univers de la robinetterie de prestige. Ses créations équipent aujourd’hui des résidences d’exception, des hôtels de luxe et des projets architecturaux dans de nombreux pays.
Cette réussite repose sur un savoir-faire unique : conception, fonderie, usinage, polissage et assemblage sont réalisés selon des processus exigeants où se rencontrent technologie et gestes artisanaux. Cette culture de l’excellence a valu à la maison d’obtenir le label Entreprise du Patrimoine Vivant, distinction qui récompense les entreprises françaises aux savoir-faire industriels et artisanaux d’exception.
Une dynamique portée par des femmes et des hommes engagés
Comme beaucoup de maisons patrimoniales, Horus a traversé différentes phases de son histoire. Sa relance et son développement ont été rendus possibles grâce à l’engagement de dirigeants et de collaborateurs attachés à préserver l’identité de la marque tout en la projetant vers l’avenir.
Parmi les figures qui ont marqué cette évolution, l’ancien directeur général François Retailleau a joué un rôle important dans la structuration et la montée en puissance de la maison, contribuant à renforcer son positionnement dans l’univers de la robinetterie haut de gamme.
Aujourd’hui, Horus poursuit son développement au sein du Kramer Group, sous l’impulsion d’une nouvelle génération d’entrepreneurs déterminés à consolider la présence internationale de la marque tout en restant fidèles à ses racines françaises.
L’esprit d’une aventure entrepreneuriale
Cette distinction met également en lumière une dimension plus intime de l’aventure industrielle : celle de l’engagement familial. Construire et développer une entreprise est souvent un chemin fait à la fois de réussites, de défis et d’apprentissage partagé.
Derrière les décisions stratégiques et les projets industriels se trouvent des histoires personnelles, des transmissions de valeurs et des trajectoires familiales qui donnent à l’entreprise sa profondeur humaine.
Dans ce cas précis, l’histoire entrepreneuriale s’inscrit aussi dans une mémoire plus ancienne, celle d’une famille issue de l’immigration espagnole qui a trouvé en France un cadre pour bâtir son avenir. Cette trajectoire illustre la capacité du pays à accueillir, à offrir des opportunités et à permettre l’émergence de projets industriels portés par la volonté et le travail.
Défendre les savoir-faire d’excellence
La reconnaissance reçue au Sénat s’inscrit enfin dans un engagement plus large en faveur de la préservation des métiers et des savoir-faire qui font la singularité de l’industrie française. À travers leur implication dans les réseaux dédiés aux entreprises labellisées Entreprise du Patrimoine Vivant, les dirigeants d’Horus participent activement à la promotion et à la transmission de ces compétences.
Dans un contexte économique marqué par la mondialisation et l’industrialisation massive, ces entreprises incarnent une autre vision de la production : celle d’une industrie fondée sur la qualité, la durabilité et la transmission.
Une distinction tournée vers l’avenir
La Palme d’Or de la Décoration française vient ainsi saluer un parcours et une contribution au rayonnement des métiers d’art et de l’industrie française. Elle rappelle également que la réussite d’une maison comme Horus repose sur un équilibre fragile entre héritage, innovation et engagement humain.



Pour la marque alsacienne, cette reconnaissance constitue autant un hommage au chemin parcouru qu’une invitation à poursuivre le développement d’un savoir-faire qui participe à la vitalité et à l’image de l’excellence française dans le monde.
Véronique Spahis
Discours de Tristan Rodriguez, directeur général d’Horus, Vice-Président Groupe Kramer, Président Réseau Excellence EPV Contract & Hospitality :
« Recevoir la Palme d’Or de la Décoration française au Palais du Luxembourg – Sénat fut pour moi un moment d’une grande intensité. Un de ces instants où l’on comprend que certaines distinctions dépassent largement ceux qui les reçoivent. Elles rappellent un chemin parcouru, mais surtout une responsabilité : rester fidèle à ce que l’on croit juste et continuer à servir ce qui nous dépasse.
Je veux d’abord remercier Jean-Pierre Raffarin, dont l’engagement au service de la France force le respect et l’admiration. Au fil du temps, je découvre au-delà de l’homme d’État et d’une amitié, une fidélité profonde à notre pays, à son histoire et à son avenir. Des parcours comme le sien rappellent que servir la chose publique est avant tout un engagement du cœur.
Cette distinction honore bien sûr Horus et le Kramer Groupe, mais elle appartient d’abord aux femmes et aux hommes qui font vivre ces maisons depuis plusieurs générations. Ce moment est aussi, pour une grande part, celui de notre ami et associé Francois Retailleau, ancien directeur général d’Horus, dont la vision, l’exigence et l’engagement auront largement contribué à faire de cette maison une marque aujourd’hui incontournable.
J’ai également une pensée toute particulière pour mes amis du Réseau Excellence EPV, un réseau auquel j’ai choisi de consacrer une part de mon engagement. Défendre ces savoir-faire, c’est défendre une part de l’âme de notre pays.
Mais derrière toute aventure industrielle se cache presque toujours une aventure humaine et familiale. Entreprendre avec mon père, Manuel RODRIGUEZ, c’est traverser ensemble les joies et les épreuves. Avec le temps, j’ai compris que les deux sont indissociables.
Alors : « merci pour les roses, merci pour les épines » Jean D’Ormesson
Je pense aussi à mes grands-parents venus d’Espagne, arrivés en France presque sans rien, avec pour seule richesse leur courage et leur espérance. Ils ont aimé ce pays avec une reconnaissance immense, parce que ceux qui arrivent avec peu savent souvent mieux que quiconque la valeur de ce qu’ils reçoivent. Pour eux, la France n’était pas seulement un pays.
C’était une promesse.
Et je crois profondément que la France n’est pas seulement une patrie. Elle est une chance. Peut-être, osons le dire simplement, le plus beau pays du monde.
Quelques mois avant cette cérémonie, je quittais l’Abbaye de Solesmes après une retraite spirituelle. Raccompagné par le Père Abbé et le Père hôtelier, je reprenais doucement le chemin du monde. En rallumant mon téléphone à la sortie de l’abbaye, je découvrais le message m’annonçant cette distinction. Le contraste m’a frappé. Quelques instants plus tôt, nous parlions simplement de service et d’humilité. Le Père Abbé m’a alors regardé avec ce sourire tranquille et m’a dit :
« Tout est grâce »
Au moment de vous écrire ces lignes, je repense à ces mots prononcés un soir d’été, aux pieds d’une abbaye, le cœur enfin apaisé : Tout est grâce.
