la Maison Heurgon fête 160 ans d’engagement en haute horlogerie et joaillerie

En novembre dernier, pour ses 160 ans, Heurgon proposait un événement exclusif aux amateurs d’art et aux collectionneurs : une soirée unique en partenariat avec Opera Gallery, dans leur flagship du 58 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris.

Dans le cadre de ce partenariat, une sélection exclusive d’œuvres iconiques de Niki de Saint Phalle, Yves Klein, ainsi que des créations majeures d’artistes contemporains, comme Manolo Valdès ont été dévoilées.

Ce fut également l’occasion d’admirer une exposition exceptionnelle de pièces de haute horlogerie et de joaillerie, présentées et signées par 24 partenaires d’exception.

Cette prestigieuse collaboration entre Heurgon et Opera Gallery a offert une expérience immersive, où l’art et le luxe se sont rencontrés, symbole de l’excellence et du raffinement.

160 ans d’histoire marqués par l’innovation et l’audace

Rappelons l’histoire du joaillier Heurgon, qui participe à la réputation internationale du quartier de la Madeleine et du Faubourg Saint-Honoré, avec d’autres maisons de qualité et d’élégance.

C’est en 1865, au cœur de Paris du Second Empire, que la Maison Heurgon ouvre ses portes au 15 rue Royale.

Très vite, l’adresse devient un lieu incontournable, témoin d’un art de vivre raffiné et d’un savoir-faire joaillier et horloger d’exception. Pendant plus d’un siècle et demi, la vitrine de la rue Royale rayonne, avant de céder en 2021 sa place à une nouvelle ère : l’ouverture du flagship Heurgon au 58 rue du Faubourg Saint-Honoré, au cœur du triangle d’or parisien.

Mais puisque la longévité n’a jamais eu valeur de certificat de légitimité, l’histoire d’Heurgon s’est construite sur les intuitions successives de ses propriétaires.

En 1973, Michel et Jacques Cymerman lui ont donné une impulsion décisive en intégrant les plus grandes marques de la joaillerie française et de l’horlogerie suisse.

Ce sont désormais Arnaud et Benjamin Cymerman, soucieux de préserver le même esprit de famille, qui surprennent et satisfont leur clientèle en lançant de nouvelles de nouvelles tendances, collections et marques adaptées notamment au besoin des femmes et des hommes d’aujourd’hui.

Ils incarnent l’héritage d’une famille dédiée à la transmission d’un savoir-faire d’excellence, forte de plus de 160 ans d’histoire dans l’univers de la joaillerie et de l’horlogerie.

Parmi toutes les montres présentées les Bréguet occupent une place particulière. En effet, le fondateur de la marque est un horloger devenu légendaire, Abraham-Louis Breguet, pionnier de la mesure du temps de précision. Son invention, en 1795, du tourbillon, parfois appelé « cage rotative », est l’une des innovations les plus remarquables de l’histoire de l’horlogerie. Elle représentait alors une véritable révolution chronométrique.

Les montres n’étaient pas portées au poignet au XVIII° siècle. Elles étaient à l’époque glissées dans un gousset et du fait de la verticalité du cadran, subissaient les effets de la gravité sur le balancier et l’échappement. Le tourbillon a permis de compenser ce phénomène en offrant une précision nettement supérieure à celle des mouvements horlogers classiques.

TAG Heuer est un fabricant suisse de montres de sport, de luxe et de chronographes de précision. L’entreprise a été fondée par Édouard Heuer, fils de cordonnier, en 1860 à Saint-Imier, dans le Jura bernois. À l’époque, toutes les montres se remontent à l’aide d’une clé. En 1869, Édouard Heuer pose sa première invention brevetée : un remontoir à couronne autonome, sans clé.

En 1880, il sera le premier à fabriquer des chronographes en série. Très vite, Heuer se fera un nom dans la compétition sportive de haut niveau par un savoir-faire technique et de multiples brevets et innovations, comme le premier boîtier étanche en 1895.

Aujourd’hui les nouveaux tourbillons de TAG Heuer célèbrent Ayrton Senna, un des pilotes les plus rapides et emblématiques, que le monde de la Formule 1 a perdu en 1994, lors du Grand Prix de Saint-Marin.

Trente ans plus tard, TAG Heuer lui rend hommage avec un modèle d’exception, technique et inspiré, éditée à seulement 500 exemplaires.

L’entreprise fait partie du groupe LVMH depuis 1999 et n’est plus affiliée au Groupe TAG bien que le nom reste présent dans l’intitulé de la marque.

À chaque époque, ses audaces inspirées par l’expérience des précédentes. Voilà, justement ce que ne dit pas le cadran des montres : la profondeur du temps. C’est pourtant parce que le savoir-faire d’Heurgon s’est forgé sur l’autel de ces années passées qu’il peut dès aujourd’hui entrer dans son futur.

La création Joséphine Aigrette de Chaumet arbore précieusement la taille emblématique de la Maison, la poire, taille favorite de l’Impératrice Joséphine et s’impose par sa féminité et sa modernité. Orné d’une aigrette en or rose serti de diamants, le bracelet est facetté en forme de V.

Autre pièce d’exception, cette superbe montre féminine Longines ornée de diamants côtoyait ce soir-là un chronomètre de marine de la même maison.

On pouvait aussi admirer des montres bijoux de Bvlgari, véritables pièces de joaillerie, dont le cadran évoque le sol en mosaïque des grands bains de la palestre ouest des thermes de Caracalla dont l’entreprise a d’ailleurs financé la restauration en 2015-2016.

Chanel était présente avec des modèles très modernes, en particulier une J12, dont la première a été créée pour l’an 2000, entièrement en céramique, marquant ainsi elle aussi l’histoire de l’horlogerie. Le nom de J12 a été emprunté aux yachts participant à la Coupe de l’America. Mais loin d’être purement sportives, les créations ont été jugées novatrices et avant-gardistes, grâce à l’utilisation d’une céramique lisse et très résistante, d’abord entièrement noire, puis entièrement blanche.

La montre photographiée est une J12 Bleu automatique, index saphirs bleus et bracelet céramique bleu.

Encore plus actuelle, l’édition limitée de la Charms Blush de la Collection Première, de 2025, avec son cadran noir, et son bracelet acier où sont attachées les lettres laquées du logo se déclinant dans un camaïeu de rose et de rouge

Heurgon s’est affirmée comme une Maison multi-marques pionnière dans l’art de la sélection. Avec un œil expert et visionnaire, elle propose à ses clients les créations des joailliers français les plus prestigieux – Messika, Chaumet, Repossi – mais aussi italiens tels que Pasquale Bruni ou Roberto Coin.

La famille Cymerman, soucieuse de se situer toujours à l’avant-garde, a été parmi les premières à introduire en France de nouvelles Maisons qui marqueraient l’histoire : Chopard en 1975, Messika en 2007, Marli New York en 2021, Grand Seiko en 2021 et plus récemment, Garrard en 2025.

Cette dernière est une compagnie de joaillerie et orfèvrerie de luxe fondée à Londres en 1722 à Londres, par George Wickes. Elle fut le joaillier officiel de la Couronne britannique chargée d’entretenir les joyaux de la Couronne britannique, de 1843 à 2007.

Fondé à Singapour en 1994, par Gilles Dyan, Opera Gallery a développé un réseau de galeries à travers le monde, devenant ainsi un acteur majeur du marché de l’art international. Elle rassemble une collection prestigieuse d’œuvres de maîtres, des impressionnistes au Pop Art américain en passant par l’abstraction d’après-guerre et notamment la figuration libre. Le groupe défend aussi des artistes contemporains du monde entier, émergents ou confirmés, proposant ainsi une diversité de supports et de démarches artistiques.

La galerie parisienne, dirigée par Marion Petitdidier s’est installée en mars 2015 au cœur du Triangle d’or, à quelques pas du Palais de l’Élysée, et est ouverte tous les jours. Collections, expositions inédites thématiques ou monographiques se déploient sur 1000 m2.

Depuis mars 2018, le groupe compte 14 galeries implantées à Paris, Londres, Genève, Monaco, Dubaï, Beyrouth, Hong Kong, Séoul, Singapour, Aspen, Miami, Bal Harbour et New York.

Opera Gallery est spécialisée dans l’art moderne, d’après-guerre et contemporain. Elle expose des artistes émergents et de renommée internationale, y compris des peintres et des sculpteurs. Très présente sur le second marché, Opera Gallery représente également des artistes contemporains émergents tels que Andy Denzler, Pieter Obels et Gustavo Nazareno, ainsi que des artistes de renommée internationale tels que Ron Arad, Manolo Valdés et Anselm Reyle.

Elle s’est donnée pour mission de présenter et rendre accessible l’art moderne et contemporain à travers un programme d’expositions annuel ambitieux et des collaborations avec des collections privées et des institutions publiques de premier plan. Sa présence à cette soirée anniversaire était donc tout à fait légitime.

Parmi les œuvres présentées on reconnaissait des artistes iconiques :

Le Dragon de Niki de Saint Phalle (1930- 2002), 1979, en résine de polyester et acrylique, provenant d’une édition originale de 10 exemplaires, signé et numéroté 10/10. Cette sculpture est plutôt de taille mais l’artiste nous a laissé des projets monumentaux comme la Fontaine Stravinsky (1983) à Paris et le Jardin des Tarots en Toscane, ouvert en 1998.

Une Victoire de Samothrace de Yves Klein (1928- 1962), 1962-1973, ce peintre a la carrière fulgurante, considérant le monochrome comme la voie pour « rendre visible l’absolu ». en pigment IKB et résine synthétique sur plâtre monté sur socle rocheux, provenant d’une édition originale de 175 exemplaires, signé, daté et numéroté 126/175

Un tableau de Pierre Soulages (1919- 2022), Huile sur toile, signée et datée au verso, 8 octobre 1975. Et nous rappellerons qu’une grande rétrospective des œuvres sur papier de ce maitre du noir est proposée au musée du Luxembourg jusqu’au 11 janvier 2026.

Des oeuvres d’artistes plus contemporains étaient également présentées :

Reddy Guy de Kenny Scharf (b. 1958), 1986 – 2023 en aluminium peint, provenant d’une édition originale de 6 exemplaires, signé daté et numéroté 6/6.

L’Ermite de Hervé Di Rosa (b. 1959), 2024, pièce unique datée et signée de céramique peinte.

Silver Iris Il de Manolo Valdés (b. 1942), 2021, en aluminium, provenant d’une édition originale de 8 exemplaires, signé et numéroté 4/8, et du même artiste Clio Azul, 2020, en bronze peint et aluminium, provenant d’une édition originale de 8 exemplaires, numéroté 4/8.

Face aux défis à venir, la Maison Heurgon propose une vision pleine d’énergie, forte du pragmatisme qui la guide depuis plus de 160 ans : répondre aux attentes d’une clientèle de plus en plus connectée par l’exigence d’un art intemporel du service et du sur-mesure, des choix esthétiques guidés par la qualité et le goût affirmé pour un luxe apaisant.

Marie-Claire Poirier

Photos ©Marie-Claire Poirier

Heurgon, 58 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris

Opera Gallery, 62 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris