Le 2 septembre, à Paris, JouéClub a dévoilé sa sélection pour Noël 2026. Sous le titre « L’esprit de Noël chez JouéClub », l’enseigne a choisi de raconter les fêtes à travers quatre grandes tendances : le jeu comme vecteur de lien social, la passion des héros et de la collection, les petits cadeaux qui font de grandes émotions et le plaisir de construire ses propres mondes. Une sélection qui en dit finalement beaucoup sur la façon dont nous aimons jouer… et offrir.
Noël paraît encore loin. Pourtant, dans les rayons des magasins de jouets, la magie commence déjà à prendre forme. Le 2 septembre dernier, JouéClub présentait à Paris les produits qui devraient accompagner les fêtes de fin d’année. Une présentation presse placée sous un joli fil rouge : « L’esprit de Noël chez JouéClub ».
Et cette année, plus encore qu’une liste de jouets à glisser sous le sapin, la sélection raconte des envies. Celle de se retrouver, de retrouver un héros que l’on aime, de faire plaisir sans forcément chercher le gros cadeau ou encore de prendre le temps de construire quelque chose.
Autrement dit, le jouet n’est plus seulement là pour occuper les enfants. Il devient une histoire à partager, une passion à afficher, une activité à faire ensemble ou un petit objet qui fait sourire.
Jouer, c’est d’abord être ensemble
On pourrait croire que, face aux écrans, le jeu de société aurait perdu de son importance. C’est plutôt l’inverse qui semble se produire.
Premier territoire mis en avant par JouéClub : « Le jeu, vecteur de lien social ». Et il suffit d’observer une partie de jeu en famille pour comprendre pourquoi. On se taquine, on triche parfois un peu, on rit, on négocie, on se défie… et surtout, on est ensemble.
Les jeux d’ambiance, de cartes, de quiz ou de stratégie continuent donc d’occuper une place importante dans les envies de Noël. Ils ont aussi évolué : les règles sont souvent plus accessibles, les parties plus rythmées et les univers suffisamment variés pour toucher aussi bien les enfants que les adolescents et les adultes.
Le jeu devient ainsi une manière de déconnecter pour mieux se reconnecter.
Et c’est peut-être ce qui explique sa place particulière au moment des fêtes. Un jeu ne se contente pas d’être offert : il donne rendez-vous.
Tous héros, tous collectionneurs
Autre évolution difficile à manquer : nous ne sommes plus trop grands pour les jouets.
La tendance des « kidultes » — ces adolescents et adultes qui continuent à acheter des jouets, des figurines et des produits issus de la pop culture — s’est durablement installée. Chez JouéClub, elle représente désormais une part importante de l’activité et transforme progressivement les rayons.
Le jouet peut être joué, bien sûr. Mais il peut aussi être collectionné, exposé, échangé ou simplement conservé précieusement.
Le territoire « Tous héros, tous collectionneurs » prend ici tout son sens. Figurines, cartes à collectionner, peluches et produits dérivés font entrer dans les chambres et les salons des personnages venus du cinéma, de l’animation, des séries, du manga ou du gaming.
Et parmi les phénomènes à surveiller pour Noël 2026, KPop Demon Hunters arrive avec de sérieux arguments. Le succès de l’univers se décline déjà dans plusieurs catégories : figurines, peluches, loisirs créatifs et accessoires.
Les fameux blind boxes, ces petites boîtes dont on découvre le contenu à l’ouverture, participent eux aussi à cette nouvelle culture de la collection. On ne sait pas exactement ce que l’on va trouver, et c’est justement ce qui fait partie du plaisir.
À côté de ces phénomènes récents, certaines valeurs sûres continuent de faire recette. Stitch, par exemple, conserve une popularité qui dépasse largement le seul public des enfants. Et Pat’ Patrouille devrait également profiter de l’actualité de la licence pour s’imposer dans les listes de Noël des plus jeunes.
Le plaisir d’offrir… même un petit cadeau
Il y a aussi les cadeaux que l’on n’attend pas forcément, ceux qui ne prennent pas beaucoup de place sous le sapin mais qui font immédiatement plaisir.
JouéClub consacre donc un territoire aux « Petits cadeaux, grandes émotions ».
Une petite figurine, un jeu de cartes, une peluche, un accessoire amusant, un produit dérivé ou un objet créatif : le cadeau n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être réussi.
C’est même parfois tout le contraire. À Noël, lorsque les cadeaux se multiplient, la petite attention choisie en fonction d’une passion ou d’un personnage préféré peut toucher davantage qu’un présent plus imposant.
Cette tendance accompagne aussi la diversité des budgets. Les petits prix permettent de multiplier les surprises et de faire participer davantage de proches à la fête.
Le cadeau idéal n’est pas nécessairement celui qui coûte le plus cher. C’est celui qui dit : « Je savais que ça te ferait plaisir. »
Construire ses propres mondes
Dernier grand territoire : « Construire des mondes ».
Là encore, le plaisir ne réside pas uniquement dans le résultat final. Il est dans le temps passé à fabriquer, assembler, imaginer et personnaliser.
Les jeux de construction restent évidemment incontournables, mais l’offre s’élargit. Dioramas, miniatures, loisirs créatifs et univers à construire séduisent notamment les plus grands enfants, les adolescents et même les adultes.
On retrouve ici une envie assez simple : faire quelque chose de ses mains.
Un diorama terminé peut ensuite devenir un objet que l’on expose. Une construction peut être recommencée autrement. Un univers miniature peut évoluer au fil du temps.
Le jouet devient alors une expérience créative, presque un petit projet personnel. Et c’est une tendance intéressante pour Noël 2026 : à côté des cadeaux immédiatement utilisables, certains produits proposent de prendre son temps.
La pop culture continue de faire rêver
Impossible, évidemment, de parler de Noël sans évoquer les licences. Elles sont devenues un moteur essentiel du marché du jouet et touchent désormais toutes les générations.
Le cinéma, les séries, l’animation, le manga, le gaming, le sport ou encore la musique alimentent les envies des enfants et des adultes. Un personnage découvert sur un écran peut rapidement se retrouver sous forme de peluche, de figurine, de jeu de société ou de produit à collectionner.
Mais la tendance est intéressante parce qu’elle fonctionne dans les deux sens. On peut découvrir un univers grâce à un jouet, comme on peut vouloir un jouet parce qu’on est déjà fan de l’univers.
Le marché devient ainsi de plus en plus transversal : le jouet rencontre la culture pop, et la culture pop entre dans le monde du jouet.
Qu’est-ce qui fera vraiment Noël 2026 ?
Difficile, à ce stade, de désigner le produit qui sera absolument incontournable au pied du sapin. Les listes de Noël évolueront encore au fil des sorties, des phénomènes viraux et des envies des enfants.
Mais la présentation de JouéClub permet déjà de dégager une tendance plus profonde.
En 2026, on joue pour être ensemble. On collectionne pour affirmer ses passions. On offre de petits cadeaux pour faire plaisir sans attendre une grande occasion. Et l’on construit pour laisser parler son imagination.
Derrière les quatre univers présentés à Paris, il y a donc finalement une même idée : le jouet crée de l’émotion.
C’est sans doute cela, « l’esprit de Noël » chez JouéClub. Pas forcément le cadeau le plus gros, le plus cher ou le plus technologique. Mais celui qui déclenche un sourire, rassemble autour d’une table, rappelle un héros que l’on adore ou donne envie de s’installer immédiatement pour commencer à construire.
Et si Noël 2026 devait se résumer en une phrase, ce serait peut-être celle-ci : moins qu’un objet à offrir, le jouet est avant tout un moment à partager.
Véronique Spahis