Un siècle de mode, de savoir-faire et d’innovation. En 2026, Le Bourget célèbre ses 100 ans et revient sur une histoire intimement liée à celle de la mode française. Depuis 1926, la maison a vu les silhouettes changer, les matières évoluer et le collant passer du statut d’accessoire indispensable à celui de véritable pièce de mode.
Une histoire née dans l’Aisne
L’aventure commence en 1926 à Fresnoy-le-Grand, dans l’Aisne. Jean-Pierre Saltiel y crée, avec douze ouvriers, la société La Mondiale, en s’appuyant sur le savoir-faire textile et bonnetier de cette région.
Quelques années plus tard, l’histoire du nom Le Bourget s’écrit sous le signe de l’audace. En 1927, l’exploit de Charles Lindbergh, qui vient d’accomplir la première traversée aérienne de l’Atlantique en solitaire et dont l’avion se pose au Bourget, inspire le nom de la jeune maison.
Le nom est alors particulièrement symbolique : il évoque le voyage, la modernité et cette envie d’aller toujours plus loin qui accompagnera la marque au fil des décennies.
Du bas traditionnel au collant mode
Au cours du XXe siècle, le bas et le collant changent profondément de statut. Longtemps considéré comme un élément essentiellement pratique de la garde-robe, le collant devient progressivement un véritable accessoire de mode.
Transparent, opaque, coloré, fantaisie, plumetis ou encore résille : le collant se décline désormais au gré des tendances et des personnalités. La marque revendique ainsi un véritable savoir-faire dans les collants fantaisie et les modèles colorés, tout en conservant une approche très française de l’élégance.
Des collants pour toutes les envies
Aujourd’hui, l’offre Le Bourget illustre cette évolution. Les modèles vont du voile ultra-transparent au collant opaque, en passant par les créations satinées, les motifs, les couleurs et les textures.
La maison développe également des innovations destinées à améliorer le confort. Parmi les nouveautés proposées en 2026 figurent notamment des collants sans couture, conçus pour se faire oublier sous les vêtements.
Cette recherche d’équilibre entre esthétique et confort résume assez bien l’évolution du collant au cours du siècle : être beau, mais aussi agréable à porter, facile à intégrer au quotidien et adapté aux nouvelles façons de s’habiller.
Pour son centenaire, Le Bourget joue justement sur cette mémoire : réinterpréter les grands classiques qui ont marqué son histoire tout en imaginant les produits de demain.
Les années 70 et 80 à nouveau sur les jambes
Parmi les clins d’œil à son patrimoine, Le Bourget remet à l’honneur certains de ses collants iconiques inspirés des années 1970 et 80 : plumetis, résille
Deux décennies particulièrement riches pour la mode du collant : les jambes deviennent un terrain d’expression, les couleurs s’affirment, les motifs apparaissent et les femmes jouent davantage avec les transparences, les textures et les effets graphiques.
Cette réédition raconte finalement quelque chose de très actuel. Car ce qui était audacieux dans les années 70 surtout l’est parfois redevenu aujourd’hui : motifs, résilles, couleurs ou effets de matière reviennent régulièrement dans les collections contemporaines.
Le Bourget transforme donc ses archives en source d’inspiration plutôt qu’en simple souvenir. Les modèles d’hier retrouvent une nouvelle vie, adaptés aux envies et aux usages d’aujourd’hui.
Cette démarche correspond parfaitement à l’identité actuelle de la maison, qui revendique notamment son expertise historique dans les collants fantaisie et colorés.
Le cachemire gagne les pieds
Autre signe de cette volonté d’innover : la chaussette monte en gamme avec des matières nobles comme le cachemire.
Le Bourget propose désormais des chaussettes associant le cachemire à la soie, mais aussi des modèles mêlant laine et cachemire. Et si la chaussette a longtemps été considérée comme un simple accessoire pratique, elle devient aujourd’hui un véritable petit luxe du quotidien.
Le cachemire apporte cette sensation de douceur et de chaleur caractéristique des fibres haut de gamme, tandis que la soie apporte légèreté et finesse. Dans certaines créations, le tricotage torsadé vient encore renforcer l’impression de cocon.
Après avoir habillé les jambes, Le Bourget prend donc soin des pieds avec la même exigence.
Le collant iconique devient ainsi une pièce de patrimoine, tandis que la chaussette en cachemire illustre une autre vision du chaussant : plus tactile, plus précieuse et davantage pensée comme une composante de la silhouette.
Cette association entre nostalgie et innovation donne au centenaire une résonance particulière. Elle montre qu’une marque qui dure n’est pas nécessairement une marque qui reste immobile.
100 ans et toujours le goût de la fantaisie
Aujourd’hui encore, Le Bourget revendique une place particulière dans l’univers du collant fantaisie. Son offre mêle transparences, motifs, couleurs et textures, tandis que les collections de chaussettes jouent elles aussi avec les imprimés et les détails.
Pour célébrer ses 100 ans, la maison a même imaginé une chaussette homme portant un motif exclusif « 100 », clin d’œil ludique à cet anniversaire. Disponible notamment en marine et en beige chiné, elle transforme le centenaire en véritable détail de style.
Un siècle, mais pas une ride
Cent ans après sa création, Le Bourget semble avoir trouvé une jolie manière de célébrer son anniversaire : ne pas choisir entre héritage et modernité.
Rééditer les modèles qui ont fait son histoire, revisiter des codes des années passées, introduire des matières aussi raffinées que le cachemire et continuer à imaginer des collants fantaisie : la maison fait de son passé une matière première pour créer le présent.
100 ans de collants, de chaussettes, de mode et de savoir-faire… et toujours cette envie de mettre les jambes — et désormais les pieds — au premier plan.
Et, jusqu’au 30 septembre 2026, une exposition met en lumière les moments clés qui ont façonné l’évolution de Le Bourget au fil de ces 100 années.
Véronique Spahis