La troupe de Pfiou-Pfiou a reçu la Médaille du mérite créatif et humoristique lors d’une cérémonie organisée à la Salle Gaveau. Une distinction qui s’inscrit dans une histoire marquée par de grands noms des arts et qui a donné lieu à une soirée riche en rencontres, en humour et en musique.
Une distinction qui porte un véritable héritage.
Il y a des lieux qui donnent immédiatement une autre dimension à une cérémonie. La Salle Gaveau, écrin emblématique de la vie artistique parisienne, accueillait le 22 septembre dernier une soirée consacrée à la création, à l’humour et au spectacle vivant.
À cette occasion, le Comité International des Arts et de la Culture (CIAC), présidé par Jean-Éric Duluc, a remis à la troupe de Pfiou-Pfiou la Médaille du mérite créatif et humoristique.
Créé en 1985, le Comité International des Arts et de la Culture a notamment pour vocation de mettre en lumière les artistes, d’accompagner les talents et de distinguer des personnalités dont le travail contribue au rayonnement de la création artistique. Au fil des années, le CIAC a ainsi distingué des figures aussi diverses que Jean Marais, Salvador Dalí, César ou Jerry Lewis. Plus récemment, Faudel et l’humoriste Eko ont également figuré parmi les personnalités distinguées.
La médaille remise à Pfiou-Pfiou vient donc inscrire la troupe dans une histoire particulièrement éclectique, où se côtoient cinéma, arts plastiques, humour, chanson et spectacle vivant. Une reconnaissance qui prend une saveur particulière pour cette comédie écrite et mise en scène par Olivier Martinez.
Pfiou-Pfiou, quand le théâtre fait la part belle au rire !
Sur scène, Pfiou-Pfiou s’appuie sur une mécanique de comédie où les quiproquos, les mensonges et les situations improbables s’enchaînent à un rythme soutenu. Ludo, confronté à une situation pour le moins inattendue autour d’un héritage, voit son existence basculer lorsque les conditions posées pour récupérer celui-ci viennent bouleverser ses projets. Avec son entourage, il va alors multiplier les stratagèmes pour tenter de sortir de cette situation, jusqu’à faire entrer dans l’histoire une notaire et des personnages liés à la mafia.
À la distribution : Maxime Van Laer, Laurent de Funès, Jessica Mompiou, Gilbert Diaz, Delphine Saroli et Olivier Martinez. Mais derrière les personnages et les éclats de rire se trouve surtout une équipe d’artistes dont l’énergie collective a été saluée lors de cette soirée.
Laurent de Funès : un nom, une histoire, un talent…
Parmi les rencontres marquantes de la soirée, celle avec Laurent de Funès a permis de découvrir un comédien confronté à une particularité que peu peuvent connaître : porter un nom qui appartient déjà à la mémoire collective.
Son rôle dans Pfiou-Pfiou semble s’être imposé à lui presque naturellement. Mais lorsque l’on porte le nom de Louis de Funès, l’un des monuments de la comédie française, parvenir à construire son propre chemin artistique n’est évidemment pas chose simple. Se détacher de l’image et du poids d’un nom aussi célèbre demande du temps, du travail et une véritable personnalité artistique. Laurent de Funès poursuit pourtant son propre parcours, avec cette volonté de ne pas se contenter d’être « le petit-fils de ». Sur scène, c’est avant tout son talent de comédien qui doit parler. Et celui-ci a précisément été salué au cours de la cérémonie. Le président Jean-Éric Duluc n’a pas manqué de souligner son immense talent, donnant à cette reconnaissance une dimension particulièrement personnelle.
Au-delà du patronyme, c’est donc bien l’artiste qui était célébré ce soir-là.
Lorsque Maxime Van Laer prend la parole, la salle s’anime !
Puis est venu le moment de Maxime Van Laer. Et l’atmosphère a immédiatement changé.
Toujours fidèle à son tempérament d’humoriste, Maxime Van Laer a rapidement fait entrer son énergie dans la salle. Les conversations se sont interrompues, les sourires se sont multipliés et le Salon Chantal s’est littéralement animé au fil de ses interventions. Avec lui, difficile de rester longtemps dans un registre solennel. Toujours drôle, spontané et généreux, l’humoriste a fait ce qu’il sait faire : installer une véritable complicité avec son auditoire et transformer un moment officiel en instant de partage. Une séquence qui résumait finalement assez bien l’esprit de Pfiou-Pfiou : derrière la distinction et le protocole, le rire reste le meilleur moyen de rapprocher les artistes et leur public.
Le théâtre, mais aussi la musique et les nouveaux médias.
La soirée ne s’est d’ailleurs pas limitée au théâtre. Parmi les personnalités présentes figurait également Karim Sebbouh, journaliste et intervieweur, apportant avec lui cet autre regard sur les artistes et la vie médiatique contemporaine.
La jeune génération était également représentée avec la présence du chanteur Lilian, révélé au grand public par The Voice. Sa prestation musicale a offert un joli moment de respiration au cours de la cérémonie. Une interprétation remarquée, qui est venue rappeler combien les différentes disciplines artistiques peuvent naturellement se rencontrer au sein d’un même événement. Théâtre, humour, chanson, médias et nouvelles figures de la scène artistique se sont ainsi retrouvés dans le cadre élégant de la Salle Gaveau.
Une médaille, mais surtout une rencontre !
Au terme de la soirée, la médaille remise à Pfiou-Pfiou apparaît donc comme bien davantage qu’une simple récompense. Elle vient reconnaître le travail d’une troupe et d’une équipe artistique, tout en les inscrivant dans l’histoire d’un Comité qui a, au fil des décennies, distingué des personnalités majeures de la création. Mais cette cérémonie aura également été celle des rencontres : Laurent de Funès, avec un parcours qui cherche à s’affirmer au-delà d’un nom immense ; Maxime Van Laer, capable en quelques mots de faire basculer une salle dans le rire ; Lilian, venu apporter sa voix à la soirée…
Et au centre de cette constellation, Pfiou-Pfiou, comédie portée par une troupe qui semble avoir trouvé dans l’humour son langage commun.
Dans l’écrin de la Salle Gaveau, le temps d’une soirée, la création artistique a ainsi pris plusieurs visages : celui du théâtre, du rire, de la musique et de la rencontre. Une manière finalement très fidèle à l’esprit d’une distinction qui, depuis plusieurs décennies, cherche à mettre en lumière ceux qui font vivre les arts.
Pfiou-Pfiou poursuit sa tournée, à vos agendas !
Prochaines dates :
Après son passage parisien, Pfiou-Pfiou poursuit son aventure sur les routes de France. La comédie sera notamment à l’affiche le 4 octobre 2026 au Havre, le 11 octobre à Hyères, le 18 octobre à La Grande-Motte, puis le 24 octobre à Dieppe. La tournée se poursuivra en novembre à La Roche-Posay, Saint-Ismier et Chamalières, avant une représentation à Quillan le 5 décembre.
L’aventure continuera en 2027 avec des dates à Béziers, Saint-Vulbas, Rabat, Casablanca et Guilherand-Granges, avant un passage annoncé au Festival Off d’Avignon en juillet 2027.
À découvrir également : Maxime Van Laer bientôt en solo !
Après avoir partagé la scène de Pfiou-Pfiou, Maxime Van Laer retrouvera également le public en solo avec son nouveau one-man-show, J’aurai pas dû !. Le spectacle, d’une durée d’environ 1h30, s’appuie sur les situations vécues ou observées par l’humoriste et sur une relation très directe avec le public. Les premières dates actuellement annoncées sont fixées aux 11 et 12 décembre 2026, à 20h30, au Théâtre de la Carreterie à Avignon.
Ida Taryep