Le Paradox Museum de Paris se lance dans l’univers d’Edgar Poe. A l’occasion d’Halloween, la marque qui affectionne les illusions prend le pari d’épouvanter quelque peu son jeune public. Huit Nuits d’Halloween, entre magie et horreur, sont annoncées jusqu’au 31 octobre. Une stratégie d’événementialisation pour le lieu qui accueille chaque année plus de 400 000 visiteurs. Avec Londres, Paris est la destination qui est la plus sensible aux jeux d’optique.
Jamais plus. Comme Le corbeau au tempérament catégorique d’Edgar Poe, pièce maîtresse du poème fantastique du même nom publié par le poète américain en janvier 1845, les visiteurs du Paradox Museum affirment qu’ils ne se feront plus avoir. Jamais plus.
Immersif et illusion
Pourtant, tôt ou tard, entre une illusion d’optique, un décor penché ou une mise en scène qui défie les lois de la gravité, le Paradox museum finit toujours par gagner. Et les visiteurs, à y rester. « Environ 1h30 dans le lieu », décompte Sébastien Graff. Le tout nouveau directeur du Paradox français, précédemment chef d’orchestre des boîtes à musique de BAM Karaoke Box, chante déjà le discours par cœur. Il tient en deux mots : immersif et illusion.
Si ce diptyque fonctionne bien une fois, l’événementialisation permet de le répéter dans le temps. A l’envi. On vient une fois pour se laisser prendre aux jeux d’optique. Puis l’on revient pour changer d’angle. Vivre une expérience, si possible « instagrammable ». « Halloween, c’est un temps fort », nous confirme-t-on.
A l’occasion de la fête de la petite frousse, huit grandes soirées Nuits d’Halloween – avec permission de minuit – sont proposées au public. En présence du magicien Donovan, « guest star du 31 octobre », le spectacle promet de faire peur ; de dérouter ; d’émerveiller.
Nuits d’Halloween : jeu de piste et hommage
Discrètement, des décorations de toiles d’araignée et autres squelettes horrifiques parsèment les trois niveaux du lieu qui s’étale sur plus de 1700 m2. Un jeu de piste, pensé comme un « hommage à l’univers sombre et mystérieux » de Poe, constitue le fil rouge de ces soirées qui promettent de faire (re)découvrir les installations du musée.
Ces dernières « ne changent pas », confirme Sébastien Graff. Mais la magie opère pourtant. Le prestidigitateur Rémi est notamment présent. Il réalise quelques tours, pimentés aux accents de la fête américaine pour l’occasion.
« C’est important d’offrir quelque chose de nouveau aux familles », atteste Evi Makridaki, responsable marketing de la marque à l’international. Domicilié en Grèce, le groupe a ouvert son adresse parisienne en 2023. « C’est une vraie réussite. Avec Londres, Paris est le Paradox Museum qui fonctionne le mieux », présente-t-elle fièrement.
Cette stratégie d’événementialisation se décline partout dans le monde, et pour toutes les grandes fêtes. Pour Halloween, la France a du Poe, « car le conte est très populaire », confirme la commerciale. La boutique souvenir ainsi que le café gourmand Hans & Gretel, attenant au musée – et par lequel on termine la visite – participent également à l’événement. Bonbons et donuts aux parfums variés attendent les valeureux Casper en fin de parcours. Pour toujours plus.
Gabriel Moser
Huit soirées spéciales Halloween à l’occasion des vacances de la Toussaint ; jusqu’au 31 octobre.
Paradox Museum, 38 Boulevard des Italiens, 75009 Paris