Ce mercredi 24 juin 2026, de midi au coucher du soleil, les pianos sauvages, fêteront leurs 10 ans. À Toulon, la Seyne-sur-Mer, La Garde, Cuers, Brignoles, Saint-Maximin et pour la première fois au Pradet, des pianos investiront l’espace public, gratuitement, pour tous les publics. Crée et soutenu par le festival de musique de Toulon et sa région, l’évènement réunira, artistes professionnels, élèves, amateurs et passants autour d’une même partition : faire spiraler la musique dans la cité. Une ambition qui rejoint pleinement la vision de Robert Llorca, directeur du conservatoire Toulon Provence Méditerranée, depuis deux ans et partenaire de l’évènement.
À écouter Robert Llorca, une ville se définit par sa capacité à générer des rencontres. Engendré par le festival de musique de Toulon et sa région, Les pianos sauvages incarnent parfaitement cette idée. Un piano apparaît sur une place. Des passants s’arrêtent. Des enfants s’approchent. Des musiciens se posent. Une conversation s’engage, faite de sons et de vibrations. La musique agit, l’égrégore se manifeste.
Tout le monde se précipite sur un piano, observe-t-il avec enthousiasme. La projection lui plaît parce qu’elle raconte l’essentiel. Elle raconte que la musique possède un pouvoir d’attraction immédiat. Elle rassemble, stimule la curiosité. Elle crée du lien.
Cette année, la ville du Pradet rejoint l’aventure. Pour la première fois, la magnifique place Flamenq avec sa fraîche fontaine, accueillera une scène portée par le conservatoire TPM. Robert Llorca tient particulièrement à cette implantation pour élargir le spectre. Elle inaugure un nouveau territoire et place la musique au cœur de la vie quotidienne. Le maire du Pradet, Hervé Stassinos,et son équipe ont immédiatement soutenu le projet, confie-t-il. Cette première participation donnera à entendre trois esthétiques qui composent aujourd’hui le paysage musical du conservatoire TPM, à savoir classique, jazz et musiques actuelles. Trois écritures, trois sensibilités, trois manières de résonner. Sur la place Flamenq, elles dialogueront au sein d’une même participation collective, impulsée par les élèves et les enseignants.
Le choix du lieu raconte déjà une conception. Robert Llorca, appartient à cette famille précieuse des bâtisseurs pluridisciplinaires. Il avance, il imagine, il réalise. Son parcours en témoigne. Issu d’un milieu populaire et éloigné du monde musical, il découvre le chant dans une chorale à 11 ans puis il suit des cours de direction, d’écriture… À 18 ans, il dirige déjà une harmonie municipale et crée sa première école de musique. Ensuite viennent Lyon, Chalon-sur-Saône, les responsabilités nationales, la création des premières classes préparatoires artistiques et la direction de grands établissements culturels. À chaque étape, la même énergie, construire, développer, transmettre tambour battant.
Depuis son arrivée à la tête du conservatoire TPM, il insuffle cette dynamique à un établissement qui rassemble aujourd’hui 3280. Son regard perçant se porte naturellement vers ce qu’il appelle les endroits où ça croise. Là où les esthétiques se confrontent. Là où la musique échange avec la danse. Là où le théâtre rejoint le cirque. Là où les artistes apprennent à écouter, autant qu’à jouer. Il affirme, on enseigne le spectacle vivant, pas les spectacles morts. La formule, provocatrice, résume sa pensée. Former des artistes, former des spectateurs, former des femmes et des hommes capables de déchiffrer un monde où les disciplines se répondent, s’enrichissent et inventent de nouveaux langages. Un syncrétisme qui participe à l’émergence d’un œil critique, une pédagogie qui peut s’affranchir du simple répertoire.
Cette approche irrigue l’ensemble des projets du conservatoire TPM. Les Masterclasses se succèdent. Les partenariats se développent. Les interventions en milieu scolaire gagnent du terrain. Le nombre d’écoles concernées a fortement progressé ces dernières années. Robert Llorca, les yeux et les pieds dans un futur immédiat, parle volontiers des équipes, des enseignants, des artistes invités et des élèves. Le collectif occupe le premier plan. Le projet passe avant celui qui le porte. Cette fidélité au collectif explique aussi son attachement aux pianos sauvages.
L’évènement trace des perspectives et entrelace des trajectoires. Il invite chacun à faire expérience de la musique par l’émotion, la découverte ou la grâce de l’écoute. Le 24 juin prochain, les pianos sauvages, célèbreront une décennie. Ils traduisent majoritairement une conviction chère à Robert Llorca, à savoir que la culture gagne en force lorsqu’elle se met en mouvement, investit l’espace public, bouscule son époque et s’enrichit de l’autre. Lorsqu’elle privilégie les convergences aux cloisonnements, les échanges aux séparations. Une culture vivante, dans la rue, qui ressemble à une improvisation de jazz, exigeante, libre, résolument collective.
Les pianos sauvages se clôtureront à Toulon, place Puget, dans un moment exceptionnel à partir de 18h avec un concert donné par les grands élèves du conservatoire TPM, suivi de Thierry Stiegler, président du festival de musique de Toulon et sa région et dans son sillage les étudiants de l’IESM – Institut Supérieur de la Musique dont il est le directeur.
À vos agendas ! Robert Llorca nous invite aussi à venir écouter sous les étoiles du Salin des Pesquiers à Hyères le dimanche 5 juillet à 20h30, regards croisés par l’orchestre du conservatoire TPM. Un autre évènement gratuit sans réservation.
Valmigot
Mercredi 24 juin 2026 de 12h à 20h :
Toulon, la Seyne-sur-Mer, La Garde, Cuers, Brignoles, Saint-Maximin
De 14h à 19h, place Flamenq, Le Pradet
Programmation : https://www.conservatoire-tpm.fr/agenda/pianos-sauvages-1
Gratuit, sans réservation, tous publics
