« Ne Pas Toucher » : une exposition où le corps devient langage, et LELO dévoile l’INA™ Thrust

En mai dernier et présentée pendant 4 jours seulement, l’exposition collective « Ne Pas Toucher » a proposé une immersion singulière dans les représentations contemporaines du corps. Elle a réuni une quinzaine d’artistes féminines et non-binaires autour d’une même tension : celle du contact interdit, du regard contrôlé et de la liberté corporelle en construction.

Conçue par Sidonie Gaychet, Martina Margaux et Daniella McNulty, l’exposition détournait une règle fondamentale du musée — ne pas toucher — pour en faire un outil critique. Ici, cette interdiction devient un point de départ : que signifie un corps que l’on ne peut ni approcher, ni saisir, ni pleinement posséder du regard ?

Un espace pensé comme une expérience plutôt qu’une exposition

Dès l’entrée, « Ne Pas Toucher » se distinguait comme un parcours fragmenté, où chaque pièce impose ses propres règles d’interaction.

Le visiteur était constamment placé dans une position instable : trop proche, parfois trop loin, ou volontairement tenu à distance. L’exposition explorait ainsi les frontières entre observation et intrusion, entre présence et contrôle, selon trois axes : la censure des corps, la réappropriation du regard et les formes de résistance, parfois silencieuses, parfois frontales.

Le corps comme terrain politique et sensible

Les œuvres présentées abordaient le corps dans toute sa complexité contemporaine : exposé, normé, transformé ou revendiqué.

Certaines installations, portées notamment par des artistes comme Sophia Lang ou Olga Szynkarczuk, s’intéressent aux pressions sociales qui pèsent sur les corps féminins : standards esthétiques, injonctions à la visibilité, ou encore effacement progressif dans certains récits culturels.

D’autres pièces, plus fragmentaires ou symboliques, utilisaient des matériaux du quotidien ou des dispositifs de dissimulation pour questionner la manière dont le regard construit ce qu’il croit voir.

Transformation, rituel et identités mouvantes

Chez des artistes comme Martina Margaux, les œuvres évoquaient des corps en mutation, traversés par des forces invisibles : sociales, psychologiques ou symboliques.

Cette approche se retrouve dans plusieurs installations qui jouent sur la transformation de la matière, la dégradation ou la recomposition, comme autant de métaphores d’identités non fixes, en perpétuelle évolution.

La performance de Pandora Nox, mêlant drag, musique et transformation identitaire, incarnait cette fluidité des apparences et des genres. De son côté, Sophie Gonthier proposait une intervention sonore hybride, entre DJ set et performance, où le son devient prolongement du corps et de l’espace.

LELO et le lancement de l’INA™ Thrust : quand design et art dialoguent

C’est dans ce contexte que LELO, première marque de conception de produits et accessoires intimes de luxe au monde, s’est associée à l’exposition pour dévoiler son nouveau produit phare : l’INA™ Thrust.

Installé dans un espace dédié au sein de la galerie, le dispositif de présentation ne s’inscrivait pas comme une simple démonstration de produit, mais comme une extension des thématiques de l’exposition. LELO y explorait la notion de corps autonome, d’affirmation du désir féminin, de résistance aux injonctions – une célébration du plaisir décomplexé -, et de rapport intime à la sensation, en résonance directe avec les réflexions portées par les artistes.

Une exposition sur la tension entre contrôle et liberté

Au-delà des œuvres et des performances, « Ne Pas Toucher » interroge surtout une tension fondamentale : celle entre ce qui est visible et ce qui est interdit, entre ce qui est montré et ce qui est retenu.

Le titre lui-même agissait comme une contradiction active en proposant de repenser la distance, le contact et la manière dont les corps existent dans l’espace public et artistique.

Dans ce cadre, la collaboration entre LELO et « Ne Pas Toucher » s’inscrivait dans une réflexion plus large sur la manière dont le design, l’art et le corps peuvent dialoguer — parfois s’opposer, parfois se répondre.

Ne pas toucher est la première d’une série d’expositions engagées en réponse à la montée des attaques sur les œuvres d’artistes féminines ou pro-féministes. En attendant de connaître les prochaines dates, n’hésitez pas à adopter l’INA™ Thrust dès maintenant…

Véronique Spahis

https://www.lelo.com/fr

https://www.instagram.com/ne_pas_toucher_project